Sari Halldorson Haines est la lauréate de la bourse nationale Walter-H.-Kehm 2025


La FAPC félicite Sari Halldorson Haines

À propos de Sari

Mon intérêt pour l'écologie trouve son origine dans mon désir de partager. Enfant, je passais mes étés au bord du lac Winnipeg, parfois considéré comme le lac le plus menacé au monde, où je me baignais. Je réalise aujourd'hui à quel point ces expériences ont été déterminantes dans le développement de mon intérêt pour le design. Je crois que nous prenons soin des choses auxquelles nous nous sentons liés, et la natation nous relie à l'eau. Je considère l'architecture paysagère comme un outil permettant de partager la magie de la natation avec les autres et, par conséquent, de favoriser un plus grand respect de l'environnement.

Déclaration de l'étudiant

Le soutien de la bourse Walter H. Kehm me permettra de me consacrer à plein temps à ma recherche pratique et à ma conception. Mon travail explore comment la restauration des eaux urbaines pour la baignade peut servir à la fois de projet écologique et social. Basé à Winnipeg, le projet propose une série de piscines naturelles le long de Sturgeon Creek, alimentées par les eaux de crue printanières et filtrées naturellement. Il remet en question les pratiques de contrôle et considère plutôt les fluctuations saisonnières de l'eau comme un processus écologique essentiel et une opportunité récréative passionnante, tout comme les pistes de patinage dont nous profitons pendant les mois d'hiver.

Mes intérêts académiques et conceptuels se concentrent sur l'intersection entre la restauration écologique et les liens sociaux. Je crois que l'architecture de paysage a le pouvoir de restaurer non seulement les systèmes naturels, mais aussi nos relations avec eux. La natation offre un moyen direct et sensoriel de connecter les gens à l'eau. Elle repose sur une idée simple : nous nous soucions des choses auxquelles nous sommes connectés. En concevant des espaces où cette connexion peut se produire, j'espère favoriser un plus grand respect pour l'abondance de l'eau qui coule dans notre ville.

Remettre en question les pratiques courantes liées à notre cohabitation avec les systèmes naturels, en particulier dans les villes, est particulièrement important dans le contexte actuel de changement climatique. Je considère que l'architecture paysagère occupe une place unique pour repenser notre cohabitation avec les systèmes naturels, tant sur le plan technique que culturel. Fondamentalement, je pense que nous devons apprendre à travailler avec les dynamiques naturelles plutôt que contre elles.

Le leadership a occupé une place importante dans mon parcours universitaire, tant au niveau du premier cycle que du deuxième cycle. En studio, j'assume souvent le rôle d'organisatrice. Je pense que nous avons tous des connaissances et des compétences précieuses à offrir ; je considère comme une priorité de donner à ceux qui m'entourent les moyens de partager leurs idées avec leurs pairs, leurs professeurs et le public. Au sein du gouvernement étudiant, je suis actuellement présidente de notre association d'étudiants en architecture de paysage, et je dois une grande partie de nos réalisations à la créativité et à l'engagement de mes pairs. Tout comme en studio, je considère le leadership comme un acte de collaboration. J'aborde mon rôle comme un rôle dans lequel je dois être curieuse, solidaire et favoriser un environnement où les autres peuvent apporter leurs meilleures idées.

Je suis profondément reconnaissante à Walter H. Kehm et à la Fondation d'architecture de paysage du Canada pour leur soutien. Cette bourse me permet de me concentrer sur des travaux qui relient les systèmes humains et naturels, et de continuer à apprendre et à partager comment l'architecture de paysage peut aider les gens à vivre plus près de l'eau et à en prendre davantage soin.