Navigating Loss and Damage: creating space for ecological grief in the participatory climate adaptation planning process , Quinn Howard, candidat à la MAP, Université de Guelph / Bourse : 2000 $
Le paysage climatique canadien est en train de changer. La température moyenne annuelle dans l’ensemble du Canada a augmenté d’environ 1,7 °C, ce qui a eu des répercussions généralisées et en cascade sur les systèmes naturels et humains. Étant donné que les effets du réchauffement devraient s’intensifier au fil du temps, les forces du changement climatique entraîneront des pertes, des dommages et des perturbations considérables au cours des 20 prochaines années, particulièrement dans les latitudes nordiques et les collectivités côtières. Ces pertes ne seront pas des expériences neutres et auront des conséquences émotionnelles pour les collectivités où elles se produisent.
Au Canada, la négociation de ces pertes se fera de façon très concrète grâce aux processus de planification et de conception de l’adaptation, plaçant les professionnels du paysage directement face à ce travail et à ses émotions enchevêtrées. Cette recherche répond directement à ce paradigme émergent en intégrant des concepts issus de la littérature sur le deuil écologique dans le processus de planification de l’adaptation au climat. À l’aide d’une analyse documentaire et d’une analyse documentaire ciblée, deux documents - la planification de l’adaptation et le deuil écologique - sont analysés. Ensuite, en utilisant une méthodologie de systèmes mous et un logiciel de modélisation conceptuelle de l’EVI, une image riche du processus de planification de l’adaptation axée sur le deuil est développée. Cette image est ensuite développée en une boîte à outils pour les praticiens, en commençant le travail d’intégration du deuil écologique dans le processus de planification de l’adaptation. Au-delà de cela, cette thèse soulève la nécessité d’entamer un nouveau dialogue dans la pratique de l’architecture paysagère : Comment concevoir la disparition et la perte face au changement climatique ? Et l’expérience de la perte, médiatisée par l’art, le mémorial et le paysage, peut-elle façonner de nouvelles relations avec le monde naturel?